Entrevue avec Maria Elena Querejazu de la Fundación Sembrar

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29 Sep

Entrevue avec Maria Elena Querejazu de la Fundación Sembrar

Maria Elena Querejazu a été élue au conseil d’administration d’INAISE en mai 2016 dans le cadre de l’assemblée générale. Maria Elena est directrice
générale de Sembrar, une organisation Bolivienne qui offre un soutien financier et technique aux agriculteurs. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Maria Elena pour en apprendre davantage sur la réalité de l’agriculture familiale en Bolivie.

Parlez-moi de la fondation Sembrar?

La Fondation Sembrar a été officiellement créé en 2009, mais l’idée de sa création tient son origine en 1986 par un groupe de fondations de microfinance en Bolivie. Cette fondation a été créée afin d’offrir des services aux populations rurales pauvres. Nous travaillons dans le développement agricole en mettant l’accent sur l’accès au financement  des petits agriculteurs. Parmi nos outils, nous pouvons compter sur l’IFD (Institution financière de développement), réglementée par l’autorité financière de l’État. Nous avons aussi plus de 55 millions de dollars dont 50% est destiné au domaine agricole. Nous sommes une fondation sans but lucratif, mais nous n’avons pas comme objectif de faire des pertes et nous recherchons des projets qui sont durables dans le temps. Le projet le plus important est l’IFD, qui est le bras financier de la fondation.

Comment voyez-vous la situation de l’agriculture familiale en Bolivie?

Les petits producteurs font face à de nombreuses limitations mais les trois choses suivantes sont celles qui ont le plus d’impact: ne pas avoir accès au financement, pas d’accès à la connaissance, qui est la technologie, etc., et ne pas avoir un accès équitable et durable aux marchés. Tout cela se reflète à travers une faible productivité. Par conséquent, le petit producteur a non seulement besoin de crédit, mais il a aussi besoin d’un ensemble de services qui peuvent le soutenir dans ces limites. C’est pour cette raison que nous avons conçu un modèle à partir de l’IFD. Nous fournissons une assistance technique pour soutenir les connaissances techniques et avoir une vision d’ensemble des services qui n’est pas seulement le crédit.

Notre modèle d’assistance technique financière (ATF) est là pour augmenter la productivité. Avec ce modèle, nous fournissons des services financiers, nous offrons de la formation et de l’information sur les marchés afin de faciliter l’accès au marché. Nous cherchons la viabilité financière, la rentabilité sociale et sommes respectueux de l’environnement.

L’agriculture familiale en Bolivie et dans le reste du monde est très importante. Notre intérêt n’est pas de répondre seulement aux besoins des petits producteurs soumis à la pauvreté, mais contribuent à l’agriculture, afin d’assurer une sécurité alimentaire pour tous. On ne peut pas abandonner les
agriculteurs car sinon ce sont eux qui vont quitter les champs pour une question de pauvreté. Le secteur agricole est fondamental étant donné le rôle social qu’il joue.

Que vous apporte un réseau comme INAISE?

INAISE nous intéresse, car il met l’accent sur le thème rural et met de l’avant un cœur social qui fait défaut dans de nombreuses banques. La vision sociale est importante pour répondre aux besoins de la zone rurale. Nous croyons qu’il y a un réseau de contacts qui peuvent partager cette philosophie et peuvent partager leurs connaissances et de leur expérience à travers les membres d’INAISE.